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Taïji à l’ADAPAR

 

 

Qu’est-ce que le Taïji Quan ?


Dans les parcs des villes de Chine, de Taiwan à Singapour, on peut voir dès l’aube , des femmes et des hommes qui seuls, mais le plus souvent en groupes, effectuent des mouvements lents et fluides qui s’enchaînent en une chorégraphie toute empreinte de sérénité. Ce sont des pratiquants de Taïji Quan

Est-ce une gymnastique douce, une relaxation en mouvement, une forme de yoga chinois, une sagesse du corps et de maîtrise de soi, un exercice thérapeutique, etc ?  Le Taïji Quan peut être tout cela, mais c’est avant tout un art martial donc une technique de combat ; art martial interne (par opposition aux techniques « externes » dont les archétypes sont le karaté et le « Kung Fu ») certes, mais art martial à part entière qui ne s’appuie pas sur la force musculaire mais sur la mise en œuvre de l’énergie interne que possède tout être humain.


L’origine du Taïji Quan se perd dans les profondeurs de l’histoire et se confond même avec le « Taïji », pensée cosmogonique qui divise le chaos originel de l’Univers en éléments dynamiques- le Yin et le Yang- pour constituer l’ensemble des phénomènes naturels. Ce type de pensée est très ancien (Lao Tseu, 5ème siècle avant JC ) .

Le Taïji Quan (art martial) signifie boxe, art de percussion dont la méthode est fondée sur le principe du Taïji , alternance, complémentarité des opposés : masculin féminin, dur doux, rapide lent, chaud froid, plein vide, etc…


Le Taïji Quan provient probablement d’une fusion, réalisée entre le 13ème et le17ème siècle, des méthodes énergétiques taoïstes (pratiques de santé et de longévité attestées depuis le 2ème siècle avant JC), des méthodes de combat ( à mains nues ou avec armes ) des moines des monastères taoïstes du Mont Wudang et des méthodes de combat du monastère de Shaolin ( 5ème siècle ). Pendant de nombreuses générations cette pratique, que l’on nommait « Chang Quan » ( Long Poing), demeura l’exclusivité de la famille Chen qui l’enseignait en secret, dans le strict cadre familial.

Au 19ème siècle, Yang Lu Chan (1799-1872), domestique dans la famille Chen, épia les entraînements et fut admis comme disciple. Très doué, sa renommée fut grande. Il passa l’art à ses fils, Yang Pan Hou et Yang Chien Hou qui eut lui même un fils, Yang Chen Fu (1883-1936), considéré comme le principal propagateur du Taïji Quan à travers la Chine.


Taïji Quan est un terme générique dont il convient de préciser le style, l’école, la tendance et parfois l’enseignant.

Il existe du Taïji de style Yang (le plus pratiqué dans le monde), de style Chen, de style Wu, de style Sun.

Le style Yang peut être « moderne » (Xin Jia) ou « ancien » (Lao Jia). Il est ensuite possible de distinguer les formes « longues » (Taï), « moyennes » (Zhong) ou « courtes » (Xiao) en fonction de la longueur du ou des enchaînements transmis.

Enfin un enseignant plus ou moins exceptionnel a pu laisser une empreinte que souhaitent transmettre ses élèves.

Tout cela fait une multitude de Taïji Quan possibles. Y aurait-il autant de Taïji Quan que de maîtres de Taïji ?



Tous les styles ont en commun 3 directions d’étude :


  1. Une technique de combat : ce n’est pas l’aspect le plus évident de nos jours bien qu’il existe toujours dans les Lao Jia. Mais ce n’est pas cela qui motivera le débutant qui, aujourd’hui, peut avoir à sa disposition des disciplines plus rapidement efficaces ; quoi que……


  1. Une prise de conscience de la structure de l’Univers : c’est sûrement la motivation la plus ancienne. Il s’apparente alors aux autres philosophies « d’éveil », taoïstes ou bouddhistes.


  1. Une technique de santé qui force au calme. C’est la motivation principale de nos jours.


Lorsque l’esprit est calme, il enveloppe le corps, le contrôle, le détend et cette détente bénéfique touche jusqu’aux fonctions endocrines, nerveuses, circulatoires, digestives ; il est un entretien de la santé, sollicitant le corps et l’esprit.


C’est ce dernier aspect, santé et maintien en forme, qui est privilégié dans notre Fédération  et donc à l’ADAPAR; nos adhérents peuvent en attendre des résultats qui seront seulement fonction de la régularité et de l’intensité de leur pratique.




L’absence de mouvement brusque, la lenteur d’exécution de ces mouvements rend la pratique accessible à tous, à tout âge. C’est l’archétype des gymnastiques douces, avec en plus une antériorité de plusieurs siècles, garante des résultats : amélioration du système locomoteur pour un meilleur maintien, un meilleur équilibre tant statique que dynamique, une plus grande souplesse générale avec un déblocage des articulations, une activation douce de la circulation sanguine, une très grande relaxation qui s’accroîtra avec la pratique, renforçant la coordination, l’orientation dans l’espace et apportant confiance en soi et aptitude à une meilleure concentration. Les fonctions cérébrales sont aussi sollicitées par la mémorisation progressive des divers enchaînements. Enfin la maîtrise de la respiration permet un meilleur contrôle des émotions, d’où moins de stress.


Une partie de ces apports correspond à ceux de la GMF propre à notre Fédération : équilibre et posture, coordination et adresse, renforcement musculaire mais ils sont rendus accessibles à une population plus élargie par d’autres moyens.



La FFRS a choisi le style Yang moderne et la forme courte dite de Pékin .


Cette forme, encore appelée forme des 24, a été créée en 1956 autour des critères suivants :

être accessible à tous, éliminer les répétitions, travailler à droite et à gauche, quadriller l’espace, gradation dans les difficultés qui sont groupées au milieu de l’enchaînement, durée d’exécution courte de l’ordre de 5 à 6 minutes.



Comment se déroule une séance de Taïji Quan ?


Pour être complète, une séance de Taïji Quan comprend les séquences suivantes :


*un échauffement à base de Qi Gong pour respirer correctement, relaxer le corps, coordonner

mental et physique.

*des exercices pour étudier chaque mouvement isolément, dans le détail ; la marche propre

au Taïji fait partie de cette séquence.

*l’étude de la forme chaque mouvement vu précédemment sera replacé selon l’ordre et les déplacements convenus dans l’enchaînement étudié.

*un retour au calme pour apprendre la méditation, se couper du monde extérieur pour mieux y revenir

 

La séance se déroule en général dans une salle bien éclairée, bien aérée et peu chauffée. Elle peut aussi se dérouler à l’extérieur à condition que la météo s’y prête ( ni trop chaud, ni trop froid , pas de vent ) et que l’environnement soit calme et agréable.

 

L’équipement est réduit à sa plus simple expression : tenue de sport, genre tee-shirt ou sweat-shirt, pantalon de survêtement ; l’essentiel est de ne pas être gêné dans ses mouvements ni serré à la taille.

Aux pieds, chaussettes ou chaussures de sport légères. Pieds nus si le sol le permet.



Remarque :


Le choix de la Petite Forme de Pékin doit permettre à nos adhérents de pouvoir évoluer ensemble, lors des séjours et des semaines fédérales.

Cela n’implique pas que tous les animateurs doivent cesser l’enseignement du style dont ils ont l’habitude. Il faut préserver cette diversité de pratique ; l’enseignement de la forme de Pékin doit donc venir en plus de l’enseignement habituel des animateurs, si ceux-ci sont adeptes d’un style différent.



Taïji Quan ou Taï Chi ?


Pour des raisons de commodité et de simplification, la FFRS a choisi « Taï Chi »,

ce qui est logique compte tenu du fait que , de nos jours, l’aspect martial s’est peu à peu dilué au point de disparaître totalement dans la plupart des écoles et que l’aspect santé est privilégié.



Où peut-on pratiquer ?


Les cours ont débuté en Novembre 2011.


Ils ont lieu tous les Lundi Matin, de 9h30 à 11h , à Modane